Vert Saint-Egrève
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Aucun risque pour le concessionnaire !
mardi 8 décembre 2009
par Jacques Monteillier
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Dans l’appel d’offre joint ( point II.1.3)), on peut lire : « Pour se faire, le niveau moyen du péage établi selon des catégories objectives des usagers, devra être incitatif pour ces derniers. Le manque à gagner en résultant pour le concessionnaire donnera lieu à une compensation financière de la part du département. »

Les contribuables isérois, après avoir financé les 2/3 de la construction, seraient donc amenés à participer à l’équilibre d’exploitation de la rocade nord.

A la page 13 du rapport Hersant, on perçoit une partie des risques : « Les modèles sont néanmoins imparfaits pour rendre compte de la répartition des trafics entre heure de pointe et heure creuse. Ceci constitue à notre avis un manque réel, dans la mesure où la fréquentation en heure creuse de la rocade Nord par une clientèle payante conditionne sa pertinence économique ».

En clair, aux heures creuses, les voitures n’ont aucun intérêt à passer par la rocade. Les heures creuses (peu étudiées dans les simulations) constituent un manque à gagner pour le concessionnaire que le conseil général s’engage à couvrir.

Pourquoi alors approfondir les études des heures creuses ? La meilleure assurance de rentabilité n’est-elle pas simplement, dans la clause de compensation offerte par le conseil général au concessionnaire ?

Mais, plus grave, qu’adviendrait-il si, du fait d’une augmentation du coût de l’énergie, les déplacements en voitures diminuaient et si la fréquentation de la rocade s’effondrait ?

Les Isérois ignorent dans quelle aventure les promotteurs de la rocade les entraînent !

 
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