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Novembre 2016 - Constructions à Saint-Egrève : où va-t-on ?
mercredi 2 novembre 2016

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Constructions à Saint-Egrève : où va-t-on ? (1ère partie)

Les besoins en logements sont importants à Saint-Egrève et sur l’agglomération. L’offre actuelle n’est pas suffisante pour répondre aux familles, aux jeunes, aux personnes plus âgées souhaitant louer un logement ou accéder à la propriété. De nouvelles constructions dans l’agglomération permettront d’éviter l’étalement urbain et les longs trajets domicile-travail.

Mais combien de logements construire à Saint-Egrève et comment s’y prendre ?

Au 1er janvier 2015, notre ville comptait 6692 résidences principales dont 16,59 % de logements sociaux (1110 au total). Or la loi impose désormais aux communes de plus de 3500 habitants un taux de 25% d’ici 2025.

Avec l‘arrivée de la ligne de Tram E sur la commune, des engagements de constructions ont été pris (Contrat d’Axe). Ils sont en grande partie atteints. En revanche l’objectif de 25 % de logements sociaux en 2025 reste un défi à relever.

La majorité municipale a choisi et annoncé haut et fort vouloir de la mixité dans tous les programmes immobiliers de Saint-Egrève et l’a inscrit dans le PLU, qui impose au minimum 35% de logements sociaux dans toute opération de plus de 2 logements. C’est ainsi que sont élaborés les nouveaux projets.

En poursuivant à ce rythme, il faudra près de 5600 logements de plus qu’au 1er janvier 2015 pour atteindre 25 % en 2025. C’est presque deux fois plus de logements sur la commune dans 10 ans !

Suite de l’article : voir Groupe Ecologie, Solidarité, Citoyenneté

F Charavin, JM Puech et H Belrhali (hassan.belrhali.ps@gmail.com)

Constructions à Saint-Egrève : où va-t-on ? (2e partie)

Ce n’est pas tenable ! Cet accroissement si rapide de la population ne trouvera pas de réponses en termes d’équipements collectifs.

Quelle a été la réflexion de la majorité municipale ? Comment a-t-elle anticipé ce phénomène ?

Et surtout, au-delà du seul PLU, quelle maîtrise de l’aménagement de la ville par les élus ? Nous assistons à une politique du coup par coup à l’initiative de promoteurs privés. Des projets naissent à l’occasion de la libération de terrains sans vision globale du devenir d’un quartier, du territoire communal.

Deux exemples :

En face de la Mairie, une opération globale aurait permis d’intégrer les commerces du Faubourg (plusieurs appartiennent à la Ville) en rez-de-chaussée d’un nouvel immeuble en bordure du tram, donnant ainsi une autre image de ce secteur. Ce n’est désormais plus possible puisqu’un autre immeuble a été construit à l’arrière.

Un terrain préempté par la Ville a été proposé à un promoteur privé. Une occasion manquée de produire des logements moins chers en location ou en accession sociale à la propriété. Les terrains maîtrisés par la collectivité sont rares à Saint-Egrève, pourquoi ne pas les utiliser à bon escient ?

Cessons de laisser les promoteurs faire la ville et donnons-nous les moyens d’une vision prospective du devenir des différents secteurs de notre commune.

D’autres approches sont possibles.

Travailler plus activement sur des zones d’aménagements prioritaires, l’écoquartier de la gare par exemple.

Ou, dans une logique de DENSIFICATION DOUCE, programmer de petites opérations de logement social dans des quartiers où il y en a peu, transformer des logements anciens dégradés privés et les rénover en logements sociaux, favoriser des initiatives innovantes (habitat participatif, logement intergénérationnel)…

Le Plan Local d’Urbanisme Intercommunal (PLUI) et le Programme Local de l’Habitat (PLH) sont en cours d’élaboration. Soyons vigilants pour que Saint-Egrève se donne les moyens d’une ville équilibrée, solidaire et respectueuse du cadre de vie de tous ses habitants.

L Amadieu, B Ruef, T Bustos, groupe.eco.sol@orange.fr