Mois de février 2010
mercredi 3 février 2010

Le prix de l’eau à Saint Egrève

Le Conseil municipal du 16 décembre a examiné le budget de l’eau. A Saint-Egrève, nous avons la chance d’avoir les sources de Chartreuse et une nappe phréatique qui nous fournissent une eau de bonne qualité et en quantité suffisante. La gestion municipale nous assure une eau excellente et bon marché.

Depuis quelques années, la consommation d’eau par foyer est en baisse de 2 à 4% par an dans notre commune. Plusieurs raisons à cela : le départ de certaines activités (Etamat) mais aussi des efforts pour réduire les gaspillages, des appareils plus économes, etc…

On se retrouve donc dans une situation paradoxale : les recettes baissent et comme une grosse part des coûts dépend peu de la quantité fournie, l’équilibre du budget de l’eau (obligatoire selon la loi : ni bénéfice ni déficit ne sont permis) est plus difficile à conserver ! Il faut d’ailleurs s’attendre à retrouver cette situation dans d’autres domaines : une gestion plus respectueuse des ressources ne réduit pas toujours les dépenses en proportion de la consommation.

Le Conseil municipal a choisi d’augmenter en 2010 la facture moyenne de 4%, et d’emprunter pour mener à bien les investissements nécessaires à l’amélioration du réseau. La vente de l’eau rapportera environ 2M€. Les investissements 2010 seront de 0.5M€, dont environ 1/3 financés par l’emprunt. Cette part n’est pas énorme, mais on a ainsi chaque année un nouvel emprunt d’un montant comparable au remboursement des emprunts précédents.

Un effort est en cours pour limiter les dépenses et si possible accroître les recettes en révisant certaines situations privilégiées. Une fois cette gestion rigoureuse en place, il nous semble que le prix de l’eau doit couvrir, à terme, toutes les dépenses liées à l’exploitation, y compris l’investissement, l’emprunt n’étant qu’un recours pour des dépenses imprévisibles ou exceptionnelles. C’est une manière de responsabiliser les consommateurs que nous sommes, de défendre un service public de qualité auquel nous sommes très attachés et de permettre des échanges équitables avec les réseaux voisins.

On peut objecter que cette augmentation du prix de l’eau, comme celle de tous les produits de base, est injuste car elle pèse relativement plus sur les bas revenus. A cela nous répondons qu’une meilleure redistribution (par les salaires, prestations sociales et aides directes en dernier ressort) est plus juste que de subventionner par une eau trop peu chère tous ceux qui peuvent la payer à son vrai prix de revient.