Primaire de l’écologie : après le débat du second tour à Grenoble, J.P Moy prend position.
vendredi 1er juillet 2011

A propos du débat Nicolas Hulot -Eva Joly du 30 juin

J’ai assisté avec beaucoup de plaisir à ce débat de très bonne tenue, sans le moindre dérapage.

Tous deux défendent avec fougue les mêmes idées, les nôtres : sans ambiguïté, les mesures indispensable et difficiles qui nous attendent pour faire face au changement climatique et à l’épuisement des ressources naturelles sont un effort énorme en faveur de l’efficacité énergétique et énergies renouvelables, une réforme fiscale majeure pour plus d’équité et incitation à des comportements durables, une réelle démocratie où le gouvernement gouverne et les parlementaires légifèrent.

J’aurais aimé un peu plus de réalisme : on ne fera pas tout cela sans douleur, et il ne suffira pas de faire payer les riches !

J’ai la plus grande estime pour Eva Joly, et je la suis sans réserve dans sa croisade contre la finance débridée, les paradis fiscaux, la fraude, etc…

Mais pour la présidentielle, les qualités principales à attendre de notre candidat(e) sont au niveau de sa capacité à faire entendre et progresser nos idées. Nicolas Hulot a incontestablement plus de talent pédagogique. Il captive l’assistance, il sait parler simplement et sans détour de choses complexes. Il connaît aussi très bien les dossiers et les chiffres clés. Dans des débats ou des négociations face à des requins de haute mer capables de toutes les arnaques, je le sens capable de se défendre, alors que je crains qu’Eva Joly ne soit massacrée.

Je pense que les reproches de droitisme qui lui sont faits sont aujourd’hui de mauvais procès. Il a été parfaitement clair sur cette question dans le débat. Chacun a le droit d’évoluer, c’est même une preuve d’ouverture d’esprit.

Bref, je voterai Nicolas Hulot, et je suis sûr qu’il saura trouver à Eva Joly la place qu’elle mérite dans son équipe (dans son gouvernement…. ?)

Evidemment, cette opinion est personnelle, et n’engage en aucune façon Vert Saint Egrève.

Jean-Pierre MOY